Aller au contenu
Perle d'Oran

Notre histoire

Une perle rare,
choisie pour vous.

Depuis Oran, en silence, nous habillons les femmes qui ont quelque chose à célébrer. Une marque ne se crie pas. Elle se confie.

Cette maison commence dans un appartement d'Oran, un samedi de juin 2019, devant une machine à coudre qui appartenait à ma grand-mère. Je n'ai pas de récit héroïque à offrir : pas de coup de foudre, pas de lumière soudaine. Seulement la confirmation, après des années de doute, que ce qu'on apprend dans la cuisine d'une mère algérienne ne se perd pas — il attend, simplement, qu'on le rappelle.

Ma grand-mère brodait. Pas comme on brode aujourd'hui — pas pour vendre. Elle brodait pour les mariages de ses six filles, puis pour ses douze petites-filles, puis pour les voisines qui frappaient à sa porte la veille des fêtes. Elle ne demandait pas d'argent. L'argent gâche le geste, disait-elle. Ce qu'elle voulait, c'était la broderie portée — vue, admirée, transmise.

Quand elle est partie, j'ai hérité de sa machine et de ses cartons de fils. Pendant quatre ans, je n'y ai pas touché. Je vivais à Paris, je travaillais dans la mode — la grande, la rapide, celle qu'on fabrique en Asie et qu'on jette en six mois. Le décalage est devenu insupportable.

En 2023, je suis rentrée à Oran. J'ai cherché des brodeuses. J'en ai trouvé sept, dans des quartiers différents, qui travaillaient seules ou à deux, pour des commandes privées de mariées algéroises. Je leur ai proposé un atelier commun — pas une usine, pas une marque clinquante, juste un lieu où nous pourrions travailler à notre rythme et faire ce que nous savons faire.

Perle d'Oran est née ce jour-là. Le nom vient de ma grand-mère : elle appelait « perles rares » les pièces qu'elle finissait, parce qu'elles n'existaient qu'une fois. Pas deux femmes ne portent la même broderie. Pas deux perles ne se ressemblent.

Nous habillons aujourd'hui des femmes en France, en Belgique, à Montréal — des femmes de la diaspora qui ne veulent pas d'un caftan acheté à Dubaï pour leur mariage. Elles veulent un caftan qui sait d'où il vient. C'est notre seule promesse.

Onze pièces dans la collection 2026. Onze, pas plus. C'est ce que l'atelier a pu faire cette saison. La saison prochaine, ce sera neuf, ou douze, ou sept — selon ce que la main permet.

Vous trouverez ici des caftans, des karakous algérois, des blousas oranaises, des robes chaouies des Aurès, une constantinoise au plastron majaboud, et une kabyle aux motifs amazighs. Six mémoires de l'Algérie habillée, traversées par le même fil : la broderie comme acte de présence.

Si vous portez une de nos pièces le jour d'une cérémonie, vous portez aussi un atelier. Et un atelier, ça ne se porte pas seul — ça se transmet. À votre fille, à votre nièce, à votre amie. C'est le contrat tacite que nous passons avec vous.

Bienvenue.

Perle d'Oran

Fondatrice — Atelier d'Oran

Je l'ai gardée trois jours dans son pochon avant de l'ouvrir. J'avais peur qu'elle soit moins belle que dans ma tête.

Une cliente — Lyon, 2025
Voir la collection